Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 17:58

Prasat Phanom Rung

Réveil de bon heure le lendemain matin, prise du petit déjeuné gentiment préparé par notre hôtesse sur la petite terrasse, puis attente de notre minibus et direction... le Prasat Phanom Rung. Nous avons un fois de plus passé le plus clair du trajet à dormir. Je me suis réveillé dans les lacets de l'ascension du volcan : En effet le temple en ruine est situé sur un ancien volcan, environ 160m au dessus de centaines d'hectares de rizières.

Nous faisons une première halte dans une petite chapelle, détail important pour la sœur de Koh, qui, lorsque qu'elle était venue la première fois, avait formulé un vœu au buddha dans la chapelle. Le vœu s'étant exaucé (on ne sait pas ce que c'est), il fallait qu'elle revienne adresser ses remerciements. Dans la chapelle, j'ai pu observer une coutume étonnante : comme nous, on peut donner de l'argent pour avoir le droit d'allumer non pas une bougie mais de l'encens, mais avec les bâtons d'encens  est fourni un petit carré de feuille d'or, destiné à redorer le buddha. Ainsi, chacun contribue à remettre en lumière cette statue sacrée.

 

 

Démarrage de la visite donc, et ascension des premières marches avant d'arriver au guichet : le panneau est assez explicite : c'est 30 Baths pour les Thaï, et 150 pour les occidentaux. Ici, cela ne pose aucun problème, c'est normal. Je voudrais bien voir le même panneau en France devant le Panthéon : Français : 3€, Etrangers : 15€ ... et surtout la réaction des gens. Le chemin pentu qui mène à la première terrasse est jalonné de petits tas de cailloux : Ces monticules réalisés avec le plus grand soin sont faits avec des fragments de latérite (de la roche volcanique altérée par des années de climat tropical). Chacun peut faire le sien, la signification précise m'est inconnue mais il doit s'agir d'après ce que j'ai compris d'une façon de participer à l'embellissement du temple.

 

 

Nous arrivons enfin à la première terrasse. De là, on peut admirer toute la perspective du temple : l'allée principale, tout en latérite également, de 160m de long par 7m de large, bordée de 67 piliers ornés de Sao Nang Riang, des fleurs de lotus sacré.

 

 

Sur la droite, la  salle de l'Eléphant Blanc, où le roi venait se changer pour revêtir ses habits de prières, construite comme un long couloir en U. Au fur et à mesure de la progression le long de l'allée, le temple dessine de mieux en mieux son architecture Khmer (Même architecture que Ankor Wat, au Cambodge). Après une première volée de marche, on arrive au premier pont nâga, une plate-forme cruciforme symbolisant la « porte du paradis », cette frontière entre la terre et le royaume des dieux.

 

 

Les Nâgas, serpentq à 5 têtes, représentent les esprits de la terre, en quelque sorte. J'y reviendrai dans un autre article, mais plus ils ont de tête, plus ils sont important (le Dieu Nâga étant un serpent à 7 têtes). Derrière la plate orme une seconde succession de marcheq nous mène au-delà du mur d'enceinte jusqu'au sommet, ou l'imposante architecture se dresse devant nous.

 

 

Au dessus de la première porte pour l'antichambre, un bas relief représente l'ermite Narendratiya, qui serait à l'initiative de cette construction. Depuis la cour intérieure, nous pouvons enfin admirer l'ensemble de l'imposante architecture Khmer du temple dans tous les détails et de toute sa hauteur. La porte principale du temple est surmontée du plus célèbre linteau de Thaïlande, un bas relief représentant  Vishnou couché sur un serpent dans la mythique mer de lait. Ce linteau a une histoire assez originale, puisqu'il a été dérobé en 1966, racheté dans les rues de Bangkok par un collectionneur new-yorkais et revendu enfin a l'Art Institue of Chicago. Ce n'est que 22 ans plus tard qu'il a pu rejoindre  son pays d'origine. Il est à noter que tous les responsables  du vol sont morts dans des conditions accidentelles... Les Incas ne sont pas tout proches, mais les 7 boules de Cristal ne sont pas si loin...

 

 

Au centre du temple, on trouve une sculpture étonnante, d'époque bien sûr : un Lingam-Yoni. Alors, c'est là qu'il faut faire preuve d'imagination : d'une part, le lingam, la partie verticale et ronde, et de l'autre, le Yoni, la vasque munie d'une ouverture sur un de ses bords et possédant en son centre une cavité destinée à accueillir le lingam. L'union des deux représente alors la totalité du monde et la puissance de la création. Je ne sais pas pourquoi, mais dès qu'une religion parle de sexe (quand elle en parle) c'est toujours d'une façon très imagée... Bref, toujours est-il que ce Lingam-Yoni repose au centre du temple depuis maintenant plus de 900 ans, alors on va les laisser créer le monde en paix.

 

 

La matinée touche à sa fin en même temps que la visite. Il faut quitter à regret ces vieilles pierres et leurs secrets. Direction le bas du volcan, ou une autre construction nous attend.

 

Prasat Muang Tam

Littéralement « Celui d'en bas », ce temple a été construit un siècle avant Phanom Rung. Personnellement je l'ai trouvé beaucoup plus beau, ne serait-ce que par sa géométrie parfaitement carrée, et son équilibre entre verdure, eau et pierre (voir le plan dans l'album photo). L'entrée est cachée au fond d'un parc, et la lumière de se début d'après midi rend certes les photos difficiles (contre jour) mais sublime le décor.

 

 

Dès l'entrée, une petite barrière circulaire au niveau du sol semble protéger un « trou » dans les dalles de pierre. En réalité, c'est la marque d'un sceau aspirant tout mauvais esprit qui tenterait de s'introduire dans le temple. Après un premier mur d'enceinte, on débouche dans la cour extérieure, abritant quatre bassins en L, représentant les  quatre océans. Je vais me renseigner sur cette histoire, car il est peu probable qu'au XIIIeme siècle, les habitants de cette régions aient eu conscience de l'existence de quatre océans, qui seraient l'Atlantique, le Pacifique, l'Indien et l'Arctique. Comme la guide ne maitrisait pas très bien l'anglais, je n'ai pas voulu l'assaillir de question. Le second mur d'enceinte abrite quand à lui le cœur du sanctuaire, constitué jadis de 5 prang, ces tours servant de lieu de prière. La plus grande, au centre, représentant le mont Meru, s'est effondrée avec le temps. De part et d'autre, les vestiges de deux bibliothèques, abritant les écrits et les préceptes de Buddha.

 

 

Petite parenthèse : Le Mont Méru dont il est question ici n'est pas le Volcan qui porte aujourd'hui ce nom, au nord de la Tanzanie. Il s'agit de la montagne sacrée de la Mythologie persane et Hindoue, symbolisant le centre du monde. Le centre d'un disque, porté par quatre éléphants, sur le dos d'une tortue, elle-même enroulé dans un serpent, représentation de Shiva. Pour ceux qui connaissent l'humoriste anglais Terry Pratchet, désolé pour la désillusion, mais il n'a rien inventé. Le mont Méru serait haut de 450.000 Km, serait le lieu de séjour des dieux, avec le paradis à son sommet, l'enfer en dessous, et le monde tout autour.

 

De l'autre coté, nous sommes retournés dans la cour extérieure, où une longue séance photo a eu lieu. Petite anecdote, si les escaliers d'accès au sanctuaire sont si abrupts, c'est pour obliger les gens à baisser la tête (pour regarder les marches) en pénétrant dans ce lieu, afin d'y pénétrer avec respects. Habiles visiblement, endoctrinés sûrement, mais néanmoins malins, les architectes de l'époque...

 

 

C'est à regret que nous avons quitté ce lieu afin de retourner à la gare routière de Surin et prendre notre bus pour Bangkok. Ce week-end aura été pimenté avec une sauce particulière, celle de l'aventure, celle de la découverte d'une facette de la Thaïlande inconnue de la plupart des touristes. C'est également celle de la découverte de la culture thaïlandaise, celle des habitants de la campagne, qui partagent leur repas avec des parfaits inconnus, sans poser de questions, et enfin celle de fouler des siècles d'histoire aux mystères jalousement gardés par des pierres aux couleurs usées par le temps.

 

PS : dans l'album, les deux dernières photos n'ont rien à faire là, je ne sais pourquoi je n'arrive pas à les classer chronologiquement. La première est une prise depuis la porte du paradis à Phanom Rung (on voit les Nagas de dos) et la deuxième est une macro d'une libellule sur un mur à Muang Tam. Pour le scooter, il est hors sujet, mais je ne pouvais pas ne pas le mettre tellement il représente l'inexplicable de la Thaïlande...

 

 

 

Par Daemon Pulsar - Publié dans : Thaïlande
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 09:29
... malheureusement depuis un moment déjà Wat.TV, le site qui héberge les vidéos d'overblog, a quelques problèmes avec son serveur, et toutes les vidéos des bloggueurs sont inaccessibles. J'espère que le problème sera résolu rapidement, si le problème persiste je posterais sur Youtube.
Bonne lecture ;-)
Par Daemon Pulsar
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 14:15

Voyage pour Surin

 


Enfin voilà l'article sur notre dernier périple, qui date d' il y a un peu plus de deux semaines maintenant. Tout a commencé vendredi soir, où nous avons pris un bus de nuit aux alentours de 22h. Destination : Surin, 8h de trajet plus loin. C'est Kho, un thaïlandais qui fait ses études en France ( et qui est revenu en Thaïlande pour faire son stage) qui est à l'origine de ce voyage, ses parents habitent dans la région de Surin, justement. Arrivée vers 6h30 du matin à la gare routière locale, après une nuit assez affreuse. Le programme dans l'immédiat consiste à attendre l'ancienne institutrice de Kho qui viendra nous chercher en minibus, minibus qui nous servira d'ailleurs de principal moyen de transport pendant tout le week-end. La première destination est une charmante « petite » maison, dans laquelle une douche et un petit déjeuner (thaï) nous attendent.

 

 

A part le café et le pain de mie, on ne peut pas vraiment dire que le p'tit dèj ait un quelconque rapport avec la France. Entre les petits pains fourrés au porc bouilli et aux oignions confits, et l'espèce de pâte verte au goût indéfinissable, j'ai personnellement eu un peu de mal. Une douche froide et un au revoir-merci dans les règles plus tard, nous quittons la cousine de l'institutrice pour prendre la direction du village des éléphants. Nous n'avons pas vu grand-chose du trajet, occupés à rattraper un peu de sommeil.


Le village des éléphants

Le village des éléphants est un immense parc où l'éléphant (sans blague !) est mis à l'honneur.  Outre le cirque pour le spectacle, le camp dispose d'un centre d'étude et d'une école, afin de valoriser au mieux cet animal très respecté en Thaïlande. Après un petit en-cas (riz gluant et saucisse) de 10h, direction le cirque pour assister au spectacle des éléphants. C'est assez extraordinaire ce qu'ils arrivent à faire faire à ces pachydermes, entre la peinture, le football, le basketball, le hula-hoop, le lancer de fléchettes et même le massage thaï, on prend beaucoup de plaisir à regarder avec quel perfection les dresseurs ont fait leur travail.

 

 

 

Après le spectacle, les éléphants viennent chercher à manger les bananes (où plutôt les régimes de bananes, parce qu'un éléphant, cela ne fait pas dans le détail quand il s'agît de manger) achetées par les spectateurs. Il faut noter que c'est en grande partie l'argent donné par les visiteurs qui fait fonctionner le parc, et les dresseurs proposent de se faire soulever par l'éléphant, ce qui laisse vraiment un bon souvenir ainsi qu'une série de photos sympas. Comme nous avons déjà  gouté au voyage à dos d'éléphants, nous avons attendu bien sagement à l'ombre pendant que les filles de l'institutrice et Ghislain (qui n'était pas avec nous à Ayutthaya) se faisait balloter autour du parc. Une tradition avec les éléphants consiste à passer successivement sous son ventre et sous sa trompe cinq fois de suite. Cela apporte bonheur, chance, etc. Reprise du minibus un peu avant midi avec pour destination première un endroit où manger quelque chose, et plus loin le village de la soie.

 

Le village de la soie

Perdu dans la campagne, le village de la soie est un petit ensemble de maison de bois au milieu d'une végétation luxuriante. La soie brute n'est pas produite ici, elle provient d'un élevage de vers à soie qui n'est pas tout près. Ici, c'est teinture et tissage. Pour  la teinture, tout est complètement naturel évidemment, et les différents pigments proviennent de plantes ou d'arbre. Par exemple ce petit arbre sans prétention produit un très joli jaune.

 

 

Un peu plus loin l'atelier de tissage des œuvres complexes. J'ai beau avoir fait un peu d'études scientifiques et posséder un peu de raisonnement logique, je ne vois pas comment elles font pour s'en sortir au milieu de tous ces fils et de tous ces nœuds. La pièce qu'elles sont en train de faire mesurera 3m de long, sera vendue plusieurs milliers de dollars, et aura épuisé les yeux de ces femmes des semaines durant, au rythme de 5cm par jour, en moyenne. C'est assez impressionnant de voir la dextérité avec laquelle elles manipulent les petits dévidoirs en bois poli, étudiés pour glisser parfaitement sur la trame de soie tendue et distribuer le fil au bon endroit, entre les bons brins, choisis par deux autres femmes, dont une qui travaille à l'étage inférieur, car une partie du métier à tisser est sous le plancher.

 

 

Je ne sais pas comment elles font pour apprendre, mais je pense que c'est en grande partie quelque chose qui se transmet de mère en fille, car la petite fille présente ne lâchait que très rarement le travail de l'ouvrière des yeux.  Dans le secteur se trouve une petite zone d'exposition avec une œuvre magnifique encadrée au dessus de différentes soies de couleurs. Dans une autre zone, on retrouve des métiers à tisser mais qui travaillent beaucoup plus vite, à la réalisation d'habit,  de coussin, etc. Si le rendu est moins complexe, le travail en amont n'est quand même pas si simple. Il y a moins de fils, mais ca reste néanmoins une science assez obscure pour moi...


 



Un petit coin de paradis nous attend pour la suite des événements. La prof de Kho nous a emmenés dans un petit restaurant qui a su profiter de l'environnement pour se transformer en lieu assez extraordinaire.

 


En bas, des petites pièces fermées où on s'assoit sur des coussins autour d'une table, avec une vue à raz de l'eau. Si on le souhaite on peu mettre en route un dispositif qui projette une fine pluie autour de la petite pièce et ainsi  créer un léger bruit très relaxant tout en ponctuant l'eau d'une multitude de cercles. Si on a de la chance le soleil est suffisamment bien placé pour projeter un arc en ciel devant les ouvertures de la pièce. En haut, une salle de restaurant où nous avons pris quelque chose à boire et un petit apéritif (très) épicé. D'un coté une vue sur le grand lac et de l'autre sur la végétation luxuriante qui filtrait le soleil de cette fin d'après midi. On serait bien resté mais le temps pressait et il fallait maintenant rejoindre la maison de Kho dont on s'était relativement éloigné au fil de notre périple.

 

Scorpions au menu

Le moins que l'on puisse dire c'est que Kho n'habite pas à la ville. C'est même bien la campagne, et c'est l'occasion pour nous de découvrir l'intermédiaire entre le bidonville et le logement urbain :  la petite maison dans la campagne. La maison ne possède qu'un étage, et l'aménagement est réduit au strict minimum : rien. Il n'y a rien ou presque à par des nattes et des coussins pour dormir, et une ou deux commodes. On comprend mieux pourquoi les matelas du dortoir sont aussi durs.

 


Ils vivent dehors la plupart du temps, sous la maison, sur une terre glaise et très argileuse au dessus de laquelle sont posées des nattes. Lorsque nous arrivons, nous constatons rapidement que nous sommes l'attraction du village, car la majorité des personnes présentes ne sont pas de la famille de Kho. La chef du village ne tarde pas à arriver, en même temps que le premier plat typique : sauterelle et petits scarabées grillés. Miam...



Bon, faut se lancer, ce n'est pas évident, faut oublier que c'est un insecte, de toute façon s'ils le mangent, c'est que ce n'est  pas du poison. JC ne se sent pas très bien, Kho est mort de rire, et Romain se lance en premier, suivi par moi. C'est... surprenant, le goût n'est pas définissable autrement que par « ça a le goût d'insecte ». Ca ne ressemble à rien d'autre, mais c'est bon. La coquille croque un peu sous la dent, mais ça se mange assez bien. Après avoir été convié au rituel de bienvenu suite auquel nous avons tous maintenant trois fils de couleurs autour du poignet droit (voir la vidéo), nous sommes passés à la suite de l'apéritif : les scorpions. Là, tout de suite, c'est beaucoup moins facile pour oublier qu'il s'agit d'un insecte à la base... Le scorpion grillé, c'est... gros, noir, et pas très engageant. Mais, ça se mange aussi, à condition de l'éplucher correctement, c'est-à-dire arracher tout ce qui s'arrache, la queue, la tête, les pattes... Il reste alors un gros abdomen noir, qu'il faut mettre dans sa bouche sans réfléchir, après, on avise.

 

 


Ce n'est pas plus mauvais que les sauterelles, le seul truc vraiment embêtant c'est que le dessus de la carapace est vraiment dur et que c'est impossible à mâcher. Une fois qu'il ne reste plus que ça, soit on avale tout rond, soit on la crache discrètement dans un coin, et j'ai personnellement opté pour cette dernière solution. Une deuxième vague de scorpions est arrivé, mais fris, cette fois. Le goût est un peu différent, plus... épicé, mais le problème de la coquille reste entier.

 

 

Bon, ce n'est pas tout ça, les insectes, ca ouvre l'appétit, mais ca ne nourrit pas un occidental. Direction donc un restaurant à 10 km de là, à Surin même, pas très loin de notre guesthouse (là encore tenue par une amie d'un ancien prof à Kho...).Le trajet s'est déroulé à l'arrière d'un pickup, et honnêtement, il n'est pas vraiment possible de décrire la sensation de traverser la jungle à 90Km à l'arrière d'un pickup en pleine nuit, mais c'est quelque chose que je conseille fortement ! Au restaurant, nous avons rencontré... sa prof d'anglais, qui a absolument insisté pour nous payer le repas tellement ca lui faisait plaisir de revoir un de ses anciens élèves... Perso je me vois mal arriver avec 4 amis Thaïlandais pour prendre un petit dèj chez mon prof de français, nous faire véhiculer par mon prof de math et nous faire payer le resto par ma prof d'anglais ... surtout qu'au restaurant j'ai rarement mangé autant, on ne la voyait pas commander, par contre on voyait bien les plats se succéder... C'est ça, la sympathie et le relationnel Thaï. Après un au revoir dans les règles, nous avons (enfin) rejoint notre guesthouse, tenue par une charmante Thaïlandaise mariée à un charpentier danois. Autant le logement était bien pour une nuit, pas plus, autant la maison qu'il était en train de faire construire avait quelque chose d'irréel. Intégralement décorée en bois, du sol au plafond, dans des teintes certes très sombres, mais le travail est magnifique. Je ne ferais pas de jugement quand à la possibilité de vivre dans un endroit pareil, chacun ses goûts, et je vous laisse regarder les quelques photos que j'ai pu faire des pièces qui sont déjà terminées. (photos prises le lendemain matin)

 


Après une nuit riche en péripétie, notamment l'explosion d'un transformateur à 20m de nous et donc coupure générale du courant dans une ruelle sombre, nous avons pris la direction du Prasat Phanom Rung. Suite au prochain épisode.

Par Daemon Pulsar - Publié dans : Thaïlande
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 08:22
Départ ce samedi matin pour Hua Hin en petit comité afin de passer un week-end au bord de la mer. La destination, Hua Hin, se trouve au sud de Bangkok, mais comme d'habitude, Google Map est notre ami :



 

Trois heure et demi de car climatisé avec siège pour faire Dodo, petite madame qui apporte des couvertures et ravitaillement (silencieux cette fois) périodique en riz, viande séchée, boisson, fruits... On resterait bien dans le car ! Sur le trajet vers le sud on découvre des dizaines de kilomètres de marais salant, effectivement, la mer n'est pas loin et l'eau est très fortement salée (j'y reviendrai). La plupart des maisons sont construites sur pilotis dans cette zone côtière, et sur la droite (donc vers le centre du bras de terre) on aperçoit pour la première fois les reliefs. Ce n'est pas comme en France où avant de voir les Alpes, on voit les contreforts, et avant de voir les contreforts, ça fait déjà pas mal de temps que l'on grimpe. Non ici c'est plat, et puis vlan, on se prend une montage, d'un seul coup.

 



Le débarquement à Hua Hin est douloureux : il fait encore plus chaud qu'à Kasetsart, et cela ne va pas s'arranger car il n'est que midi et demi. On file directement vers la plage histoire de repérer un lieu stratégique où se poser, et voir si par hasard il n'y aurai pas une petite Ghesthouse au bord de la plage. La plage à Hua Hin n'est pas "belle" dans le sens ou ce n'est pas l'idée que l'on se fait d'une plage paradisiaque. Pas de coraux, donc l'eau n'est pas transparente, le sable est blanc mais les cocotiers sont derrières les murs... L'avantage c'est que ce n'est pas trop touristique, donc il n'y a pas trop de monde, et c'est parfaitement ce qu'on l'on cherchait. On ira surement se faire Puket un de ces quatre, mais en attendant, on prend ce qui n'est pas trop loin.

 

 

La première sensation en arrivant sur la plage est de la douleur : le sable est brulant, brulant au point que c'est impossible de marcher pied nu dans le sable sec. On se rapproche donc rapidement de l'eau afin de constater que celle-ci est évidemment chaude. Très chaude. Mais cela reste de l'eau, alors c'est agréable. La deuxième sensation est qu'on ne trouvera jamais de Ghesthouse au bord de la plage, tout simplement parce que le plus petit hôtel que l'on voit est un Sofitel quatre étoiles, suivit de près par l'Hilton local, une immense tour dominant de toute sa hauteur la plage et la ville. Bon, d'accord, on a compris, et un coca plus tard on se retrouve à éplucher les petites rues à la recherche d'un endroit ou dormir cette nuit. Conseillé par le guide du Routard, on trouve une Ghesthouse pas vraiment "petite" mais très bien tenue, et nous avons la chance d'avoir le dernier étage, c'est à dire la terrasse.

 

 

La vue est complètement panoramique (voir les photos). D'un coté la mer, de l'autre la montagne, et au milieu encore une fois le contraste Thaïlandais entre des maisons au toit de tôle et des hôtels hors classe. On constate la présence de deux croiseurs militaire pas très loin de la côte... Bizarre. Bref, on pose les sacs, et direction la plage. Après avoir choisis un petit coin à l'ombre, direction faire trempette. Bon, on avait dit que l'eau était chaude, on ne pensait pas AUSSI chaude. C'est tellement chaud que c'est presque désagréable, en fait, et il faut nager relativement loin pour commencer à sentir des courants frais (enfin... moins chaud) au niveau des pieds. Retour sur les serviettes et sieste, pour Fanny et Ghislain, et lecture et observation pour moi. On sait que les Thaï sont très pudiques, mais sur la plage, c'est même pudibonds. Le maillon de bain n'existe pas, les rares garçons torses nues se baignent avec leur jeans, et les filles c'est toute habillées qu'elle se promène sur la plage ou dans l'eau.  Alors forcément, quand on arrive en bon occidental : bikini pour les filles et short de bain pour les mecs, ça fait tache. Le soleil couché, on rentre prendre une douche (alors la douche, faut au moins sortir de sciences-po pour comprendre comment elle marche. D'après mes observations, il semblerais qu'avoir de l'eau chaude est possible, mais comme tous mes essais se sont révélés infructueux, ce sera douche froide, et c'est pas plus mal.

 

Seconde épreuve de la journée, trouver un restaurant abordable. Et là, c'est mort. En effet, Hua Hin est quand même une ville touristique (pas trop, mais quand même) donc tous les restaurants se sont mis aux prix occidentaux. Les chacals, un Kao Pat Kai (riz fris sauté avec du poulet et petits légumes) c'est 45 ou 50 Bath maximum, ici il n'ont pas honte de le proposer à 150 B, en moyenne. Comme c'est dans tous les restos pareils, on se dit que quitte à faire peter le budget bouffe du week-end, autant bien le faire peter, et tant qu'à faire, on va en profiter pour manger européens. Après avoir fait un petit tour dans le marché de nuit, on se trouve donc une petite pizzeria symphatique et on s'est fait plaisir.

Suite de la soirée en faisant un tour dans les petites ruelles pleines de couleurs, d'odeurs et ... de filles. Forcément, à force d'errer un peu dans tous les sens, on a fini par se retrouver dans le quartier chaud, celui ou le coté pudibond n'existe absolument plus. Ici c'est l'endroit où les filles (quand c'est vraiment des filles...) te regardent en passant leurs langues sur leur lèvres, en t'envoyant des bisous, en croisant les bras sous leur poitrines afin de renforcer le rembourrage du soutien-gorge. C'est l'endroit où l'on voit sans tabou des choses qu'il ne serait pas bon de faire en plein centre de Bangkok en pleine journée, comme s'embrasser pendant deux ou trois minutes. C'est l'endroit où il est fréquent de voire une minette d'à peine 18 ans avec un corps qui ferai perdre ses moyens à n'importe quel abbé au bras d'un occidental de 60 ans, gros et tout transpirant, en train de se curer les dents avec un billet de 1000 B plié en deux. Car ici tu es beau, séduisant et attirant uniquement parce que tu es blanc et que tu as le portefeuille rempli, le reste ne les intéresse pas. Le fait que l'on ai une fille avec nous tenait ces demoiselles relativement à distance, et nous a surement évité de nous faire accoster dans le petit bistro ou nous avons pris quelque chose à boire dans un verre pour le moins... original. 

 

Je vais profiter de cet article pour faire une petite parenthèse sur l'homosexualité en Thaïlande. Ici, c'est affiché, c'est assumé et c'est accepté en totalité, et des deux cotés. De plus, le fait d'être homo se traduit presque toujours par les modifications corporelles de rigueur, enfin jusqu'à un certain point. Le pire, c'est que la morphologie de la population s'y prête admirablement bien. Autant pour les filles, cela reste visible, autant pour les mecs, il est souvent impossible de faire la différence. Ils sont minces, ils ont des jambes et des cuisses qui rendraient folles de jalousie certaines occidentales, il suffit qu'ils se laissent pousser les cheveux et pour certain, la transformation n'a pas besoin d'aller plus loin. Pour d'autres, une ou deux opérations de chirurgie esthétique sur la poitrine et les lèvres, et c'est fini. La seule façon de faire la différence est de regarder attentivement les épaules (pas toujours vrai), la pomme d'Adam (pas toujours vrai non plus), ou d'attendre qu'ils parlent (en effet, la transformation ne va que très rarement plus loin, donc il n'est pas rare de voir une joli jeune fille avec une voix de ténor... ca surprend au début et on finit pas s'y habituer). Tout ça pour dire que si un non averti se promène dans les quartiers chauds en quête d'une nuit agitée, il se peut qu'il ai une surprise une fois dans l'intimité de la chambre d'hôtel...  Ces "Ladyboys", car c'est ainsi qu'on les appelle ici, font partis du décor (nocturne comme diurne) thaïlandais, et n'ont aucun soucis à se faire quant à leur avenir professionnel ou à propos du regard des autres. La France à encore un peu de chemin à faire...

 

La balade de nuit se poursuit sur le port, ou une session photo est organisée avec les jolies lumières des bâtiments, puis sur la plage où l'eau n'est toujours pas plus fraiche, mais où le sable est devenu supportable. Un petit détour par le centre ville et nous voila revenus à la GhestHouse. Nous avons passé un bon moment assis sur le rebord de la terrasse, à discuter en sirotant une bière un verre, le bruit de la mer porté jusqu'à nous par un délicieux petit vent frais, en train de contempler la ville sous nos pieds en train de s'endormir petit à petit. Loin au large, les croiseurs se sont illuminés comme des sapins de noël, et quelque part sur les toits voisins, un oiseau pousse son cri interrogatif... Finalement, c'est pas si mal la Thaïlande !

 

 

Le lendemain matin debout pas trop tard afin d'avoir le temps de faire un petit tour dans les environs et voir les choses intéressantes du coin. Un coup d'œil au guide du Routard nous informe que le palais d'été du roi est visitable. C'est parti... pas pour longtemps. En demandant notre route à un policier, nous avons été informés de l'impossibilité de visiter le palais en ce moment car le roi y est ! Voila donc l'explication de la présence des croiseurs, ceux-ci protège un large rayon de mer devant le palais pendant la présence du roi. Un peu dépités que sa majesté ait décidé de prendre ses vacances en même temps que nous (probablement pour fuir les Chemises rouges à Bangkok), nous nous somme rabattus sur la gare (qui est assez particulière) et nous avons poussé quelques kilomètres plus loin pour visiter les temples dans la montagne.

 

Après avoir croisé sur le chemin une petite famille de singe, et contemplé un cimetière chinois infesté de chiens panneaux-indicateurs, nous avons commencé notre ascension au milieu du village des moines afin de rejoindre les temples accrochés à la montagne un peu plus loin. Enfin un peu de randonnée, ça fait plaisir, en plus le temps est couvert et la température est acceptable, c'est parfait. Pour le cimetière chinois (dont Tolkien s'est forcément inspiré pour faire Hobbitebourg, c'est obligatoire...) nous n'avons pas vraiment compris ce qu'il faisait là, et rien ni personne pour nous renseigner, en tout cas c'est assez joli ! La marche à travers le village moine se poursuit jusqu'à déboucher sur le parvis d'un temple, face à un magnifique point de vue sur Hua Hin, la mer, et la jungle avoisinante (oui, ca fait une petite trotte depuis la mer, mais ca fait tellement plaisir de marcher vraiment).

 

 

 

A l'étage du dessous, on voit un balcon avec une étrange balustrade : Un examen rapproché indique que ce sont des urnes : certaines portent un nom en dessous, et sont scellées, les autres sont juste posées, en attente d'un locataire, surement. Une autre chose étonnante : Un fil blanc semble entourer toutes ces urnes. En le suivant du regard, on constate qu'il plonge ensuite dans la jungle en direction du village. De l'autre coté, il remonte vers le temple où nous étions quelques instants plus tôt, pour le contourner et rentrer par une petite fenêtre derrière. En redescendant vers le village (après avoir passé de longues minutes à profiter du calme et de la quiétude de l'endroit), nous avons suivi ce fil qui passe par toutes les maisons et toutes les petites cabanes. Soit c'est le téléphone et ca sert aux âmes dans les urnes pour commander une pizza les soirs de fêtes, ou alors il y a autre chose. Plus tard on apprendra que ce fil blanc est en réalité la délimitation d'un cercle de protection contre les mauvais esprits, et que s'en entourer procure paix, sérénité et quiétude. C'est assez fascinant, le bouddhisme...

 

 

Retour en ville juste après, demande de renseignements pour les bus dans une agence de tourisme (tenue par une Ladyboy) et décollage de Hua Hin avec un paquet de riz et du poulet 25min plus tard. Le trajet s'est limité à une grosse sieste, et l'arrivé sur Bangkok à été couronnée par un orage assez méchant et environ 30 cm d'eau sur la route, mais il parait que c'est fréquent.

 

 

 

 

Par Daemon Pulsar - Publié dans : Thaïlande
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 18:43
Désolé pour le temps que j'ai mis à écrire cet article, mais le stage a commencé ainsi que le travail, diminuant le temps "libre".
Pour le titre de l'article, c'est approximatif. En effet, nous avons décidé sur un coup de tête dimanche matin de partir dans la partie sud de Bangkok, dans un district qui porte le nom de Bang Kachan, mais les contours sont flous, alors disons que c'était dans le coin. C'est un endroit encore "sauvage" en plein coeur de la ville, situé sur la presq'ile dans la boucle du Chao Phraya :

On est donc parti en bus, destination quelque part à l'entrée de la zone. Traversée de Bangkok sans encombre, on a même vu un bateau coulé / échoué sur le fleuve. Les premiers kilomètres après le pont nous font rapidement déchanter. Ici, Songkran, ce n'est pas terminé... et c'est même en pleine forme ! Terrés dans le bus, on espère de tout notre coeur que c'est juste localisé à l'entrée et que les choses vont se calmer un peu plus loin. Et bien, non. Et comme normalement, c'est censé être fini depuis quatres jours, on a tout enlevé des pochetes étanches, pris les appareils photos, etc... Terminus du bus, tout le monde descend... En face de l'arrêt, on court trouver refuge vers un amas de flic qui devaient attendre également une accalmie... Autour, tuyau d'arrosage, seau d'eau et Pic-up se menaient une guerre sans merci. On a donc demandé à un policier comment se rendre SANS SE FAIRE MOUILLER quelque part dans les profondeurs de la presqu'ile. Il a marmoné un truc et est parti prévenir un de ses collègues. Deux minutes après, un taxi s'arrêtait à coté de nous, un flic au volant... Nous nous sommes donc retrouvés à 7 (6 plus le chauffeur) dans un taxi, avec un flic pour pilote, au milieu de jets d'eau et d'une foule en délire. Tout va bien, tout va très bien, on ne s'inquiète pas, surtout quand le chauffeur prend systématiquement la direction opposée à celle que nous lui indiquons. Après une heure de traversée, il nous dépose à l'extrémité de la route principale, loin de Songkran, à 2 pas du Chao Phraya. Le taxi est repeint, mais nous, on est sec.

Après avoir pris quelques renseignements pour le retour en bateau,rencontré un chien violet, et contemplé Bangkok d'un point de vue différent, nous décidons de partir explorer les bidonvilles locaux et la jungle.

Les bidonvilles de cette régions sont relativement bien organisés autour de canaux et structurés avec des petites ruelles sillonant entre les maisons. Comme nous sommes très proches de l'eau, tout est sur pilotis et le dessous des maisons sert de dépotoire géant. Les gens sont très très aimables, acceuillant et souriant, malgrès le cadre de vie plutôt précaire, et il n'est pas rare d'entendre un approximatif "Hello ! Where do you come from ?" (Salut ! Vous venez d'où ?), auquel ont répond parfois avec humour : "Thaïland !" sucitant un éclat de rire général.  Ces bidonvilles n'ont du nom que le manque de propreté et le fait que tous sont entassés les uns sur les autres, parce que les habitations sont relativement "confortables" et moins précaires que ce que l'on a pu voir par exemple sur la route vers Ayutthaya. Toutes n'ont cependant pas l'électricité.

Sortis de cette zone, nous décidons de nous aventurer sur les routes bordées par la jungle, en direction d'une petite ville proche.  La végétation est imposante, la chaleur aussi. Tout le long de la route, on constate que cette zone est cultivée par endroit. La nature très marécageuse du terrain rend propice la culture de toutes sortes de fruits, et il n'y a pas à creuser beaucoup pour voir apparaître l'eau. La périphérie de la petite ville est occupée par de somptueuses maisons, contraste affolant avec ce que nous avons laissé un kilomètre derrière nous. C'est toujours très kitch, mais cela témoigne du niveau de vie des résidents.


La traversée de la ville se fit encombre, en rasant les murs pour obtenir un peu d'ombre. Comme le plan indique un temple un peu plus loin dans la jungle, on décide de continuer notre route, en priant pour que la crème solaire soit efficace. Nous avons rencontré trois types d'animaux sur le chemin. Les papillons, qui ont provoqué une séance de photo silencieuse et minutieuse, les araignées, qui étaient malheureusement trop loin de la route pour être photographiables, et enfin les chiens. Ils y a deux sortes de chien en Thaïlande. Les paillassons piégés, et les panneaux indicateurs. Autant il faut faire attention de ne pas marcher sur les premiers sous peine de filer au premier centre anti-rabique, autant il vaut mieux ne pas aller là ou les seconds vous interdisent l'accès, d'abord par les aboiements d'un spécimen (c'est bon, il est tout seul, on est 6, on va passer) puis par l'arrivé d'une meute (bon... là, ils sont 11... on va sagement faire demi-tour...). En suivant donc les panneaux indicateurs, on se rend compte que les possibilités de route sont limitées, donc on rentre à l'embarcadère, sans oublier une petite photo de la route 66 locale :

Petite visite de la ville et bref arrêt dans le cimetière. C'est un peu comme chez nous, mais à la verticale, et en beaucoup moins triste. On subodore que ceux qui ont les moyens ont des petits monuments, et que les cendres des autres sont entreposées dans des urnes décorées et disposant chacune de la place nécessaire aux offrandes. Le nombre de plaques est assez impressionnant !



Une bouteille d'eau et 5min de consternation devant la méthode locale de démolition des bâtiments plus tard, nous prenons le chemin de l'embarcadère. Il nous faut traverser le Chao Praya pour rejoindre l'autre rive, un peu plus loin en amont. Dans la barque, il y a de la place pour 6 personnes. La vrai question, ce n'est pas est-ce que tout le monde rentre, c'est : est-ce que tout le monde arrive ? Heureusement, pas de dégât particulier, à part un sac en plastique enroulé autour de l'hélice qu'un gamin s'est empressé d'aller défaire pour se faire 5 B d'argent de poche.



Arrivée sans emcombre de l'autre coté du fleuve et 15min de marche plus tard, nous voilà dans un taxi direction Chatuchak afin de rejoindre les autres le soir au marché et de finir autour d'un verre cette journée pleine de soleil et de dépaysement ! Et quand on parle de dépaysement, on a même croisé Jack Sparrow...

Par Daemon Pulsar - Publié dans : Thaïlande
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